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J’ai visité la Prison de la Santé, où Nicolas Sarkozy a été incarcéré, et voici ce qui m’a choquée.

  • 31 oct. 2025
  • 1 min de lecture


Aujourd’hui, l’attention médiatique se focalise sur un prisonnier. Il est temps de parler de l’état des prisons, de la vie des détenus et du quotidien du personnel.


Surpopulation extrême : Trois personnes pour 9 m². À la Prison de la Santé, c’est la norme : un lit superposé, un matelas au sol, une promiscuité indigne. Le taux d’occupation des prisons en France atteint 127,9 %, avec certains établissements dépassant 200 % de leur capacité.


Une crise sanitaire et psychologique majeure : Le suicide reste la première cause de décès en prison. En 2024, 149 suicides ont été recensés en détention, dont quatre mineurs. Le taux de suicide en prison reste environ dix fois supérieur à celui de la population générale.


Des surveillants en souffrance : Le taux de suicide chez les agents pénitentiaires dépasse celui de la population générale. Malgré la reconnaissance de leur souffrance psychologique, les dispositifs de soutien sont insuffisants. Le manque de formation spécifique à la gestion du stress et des situations traumatisantes, ainsi que l’absence de suivi psychologique régulier, contribuent à l’isolement et à la détérioration de leur santé mentale.


Un risque climatique élevé : Les prisons françaises ne sont pas adaptées aux extrêmes climatiques. En été, certaines cellules atteignent 39°C, et en hiver, elles peuvent descendre jusqu’à 0°C, exposant détenus et personnel à des conditions de vie insalubres.


Mon intervention vidéo lors de la conférence de presse du Groupe Écologiste et Social.

 
 
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