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Hôpital bichât et hantavirus : Ma question à la ministre de la santé.

  • il y a 16 heures
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 10 minutes


Ma question à Stéphanie Rist, Ministre de la Santé, le 12 mai 2026 à l'occasion de la séance des Questions aux gouvernement.


Madame la Ministre,


Aujourd’hui, l’hôpital Bichat, à Paris, dans ma circonscription, accueille des cas contacts de l’hantavirus ainsi que le premier cas confirmé en France. Toute la Nation a les yeux rivés vers cet hôpital. Et, chers collègues, j’ai un scoop pour vous : le gouvernement et l’AP-HP prévoient de fermer cet hôpital.


Madame la Ministre, hier, sur France Inter, vous avez salué l’excellence du service des maladies infectieuses de l’hôpital Bichat. Oui, l’hôpital Bichat fait la fierté de notre pays.

Mais voici la contradiction majeure : comment peut-on saluer le rôle stratégique d’un hôpital dans la gestion des crises sanitaires tout en organisant sa disparition ?


Depuis 2020, 5 000 lits ont été supprimés dans le pays. Et demain, l’hôpital Bichat sera sacrifié.


Je veux rendre hommage à tous les soignants, aux syndicats, aux élus locaux qui se battent pour le préserver. Depuis des années, on demande aux soignants de faire toujours plus avec toujours moins de moyens.


Et malgré la multiplication des crises sanitaires, vous n’avez pas retenu les trois leçons du Covid. Car, en cas de nouvelle épidémie, Madame la Ministre, les applaudissements de 20 heures ne suffiront pas.


La première leçon, c’est que notre santé dépend de celle de la planète. Les épidémies liées aux zoonoses progressent partout dans le monde. Elles sont directement liées à la destruction des écosystèmes, accélérées par le dérèglement climatique et la mondialisation des échanges.


La deuxième leçon, c’est qu’un pays résiste aux crises grâce à son service public hospitalier : des lits disponibles, des soignants formés, des établissements de proximité capables d’absorber un choc sanitaire.


La troisième leçon, c’est celle de la transparence. Les Français ont le droit de savoir si nous sommes prêts. Quels sont les stocks disponibles ? Quelles sont nos capacités hospitalières réelles, notamment à l’approche de l’été ? Quels sont les protocoles prévus en cas d’aggravation ?


Alors, Madame la Ministre, vos louanges seront-elles inscrites sur l’acte de démolition de l’hôpital Bichat, ou traduisent-elles enfin un engagement clair envers les soignants et l’hôpital public ? Allez-vous tirer les leçons de la crise du Covid et garantir une stratégie transparente et cohérente ?

 
 
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